Ménopause et perte de cheveux

L’entrée dans la ménopause est une période de bouleversement pour la santé des femmes. La chute des oestrogènes bouleverse le cœur, le cerveau, les os… Tout comme la peau, les cheveux changent, dès la périménopause. C’est aussi une question d’hormones.

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Les causes de la perte de cheveux à la ménopause

La baisse des oestrogènes dès la périménopause a plusieurs effets :

Elle diminue la protection contre les androgènes, surtout la DHT (Dihydrotestostérone), responsables de la chute de cheveux chez les hommes.

Elle diminue la vascularisation (petits vaisseaux) des bulbes, ce qui entraîne une baisse d’apport en nutriments et donc des cheveux plus fins et plus cassants.

Elle entraine une diminution du sébum et donc un cuir chevelu plus sec et sensible.

La perte de cheveux, la diminution de la densité et la mauvaise santé des cheveux touchent une femme sur deux dès la périménopause (un ou deux ans avant l’arrêt des
cycles menstruels). Une consultation avec un spécialiste permet de dépister les causes associées à cette baisse d’oestrogènes et qui affectent aussi la qualité des cheveux : la thyroïde, une carence en fer, en vitamines, l’environnement, le stress, les habitudes de coiffure, d’entretien des cheveux ….

Les solutions pour limiter la chute et stimuler la repousse

  • Le THM, traitement hormonal de la ménopause, rééquilibre les hormones et protège les follicules. Il réduit l’effet des androgènes et améliore la vascularisation et l’apport en nutriments. Il a été dénigré pendant des années pour de mauvaises raisons mais le traitement « à la française » a montré son efficacité pour protéger le cœur, les os, la peau et les cheveux, sans risque particulier.
  • Nutrition et compléments :

Pour diminuer la DHT (testostérone) : thé vert, huile de coco, roquette, ortie, noix, carottes, graines de courge, choux frisé …

Pour renforcer les cheveux : oméga-3 & biotine (saumon, avocat, noix…), kératine et acides aminés soufrés (œufs, légumineuses…).

Évitez les carences en fer, cuivre, zinc et vitamine D (essentiels à la pousse)

Il peut être utile d’utiliser des compléments alimentaires en cure de 3 mois, particulièrement les périodes d’automne et printemps. Il y a de nombreux compléments alimentaires commercialisés pour les cheveux mais peu sont complets et bien dosés. Un bon complément contient : fer, cuivre, zinc, acides aminés (cystéine, méthionine), vitamines (B5, B8, B12, D, C) et un anti DHT comme la roquette, l’ortie, le palmier nain…

  • La mésothérapie
    Il s’agit de micro-injections d’une solution nutritive directement dans le cuir chevelu. Ce soluté est composé de Vitamines A, C et E , Acide hyaluronique, Acides aminés, Coenzymes, Sels minéraux. Les médecins spécialistes utilisent des solutions de polypeptides. Le produit est injecté sans douleur, avec un pistolet qui va faire pénétrer le produit et créer un microneedling, qui lui-même stimule la formation de petits vaisseaux.
traitement de mésothérapie à Pau Dr Salazard
  • La médecine régénérative : 

Le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) : par l’apport de facteurs de croissance, il stimule la régénération des follicules et améliore la densité.

Les Cellules Souches mésenchymateuses, le Tissu vasculaire stromal : très efficaces chez les femmes, ces cellules souches prélevées dans la graisse aident à régénérer les follicules et favorisent la repousse.

LED thérapie (ou laser diodes) : la photomodulation, avec une puissance suffisante, booste la circulation sanguine du cuir chevelu et active la repousse.

En conclusion
Un Traitement hormonal substitutif (THM) est à envisager avec votre médecin selon votre situation. Associé à une nutrition adaptée et aux techniques régénératives, on peut aujourd’hui ralentir la chute et restaurer la densité capillaire. La ménopause n’est pas une fatalité pour les cheveux, il faut s’en occuper dès les premiers signes.