Greffe de cheveux, implants capillaires, quelle méthode?

L’alopécie est le préjudice esthétique le plus répandu dans la population. A 50 ans, cinquante pour cent des hommes ont une alopécie (15% à 20 ans, 30% à 30 ans). Une femme sur quatre souffre d’alopécie diffuse ou en plaques.

Chaque cas demande un diagnostic précis, une évaluation de l’évolution et des traitements adaptés. Dès l’époque égyptienne, des potions étaient utilisées pour lutter contre la perte de cheveux. La chevelure est un symbole de force. Au Moyen Age l’alopécie féminine bénéficie de nombreux traitements. L’histoire de la chirurgie de l’alopécie est beaucoup plus récente et les techniques de greffe capillaire se sont réellement développées depuis 30 ans.

La première publication de greffe capillaire date de 1822. Le Dr Carl Unger demande à son élève le Dr Johann Dieffenbach d’expérimenter sur lui-même une auto-greffe de cheveux de la tête : il les implante dans son bras et la greffe réussit. Mais il faut attendre 1939 et le travail de chirurgiens japonais pour créer une vraie technique. 

En 1939 le Dr Okuda réalise une greffe par la technique de punchs pour une alopécie traumatique. Mais il faut attendre 1959 et Orentreich pour mettre au point une technique développée pour l’esthétique avec des punchs de 4 mm, donnant un résultat en « champs de poireaux » sur la zone receveuse et des séquelles importantes sur la zone donneuse. C’est la technique dite « Standard Punch Grafting ».

Le traitement chirurgical de l’alopécie cicatricielle (brulure, tumeur cutanée, cicatrice) bénéficie de techniques qui ont été utilisées dans la perte de cheveux esthétique : les lambeaux de rotation, l’expansion cutanée et la réduction de tonsure.

Aujourd’hui ces techniques sont réservées aux alopécies cicatricielles. A la fin des années 80 apparaît la technique de la bandelette avec découpe de minigreffons (4 à 12 follicules) et microgreffons (1 à 4), avec de nombreux greffons endommagés. Les résultats ne sont pas naturels et inconstants. L’utilisation de microscopes à la fin des années 90 et la découverte de la notion d’unités folliculaires va permettre le développement de la FUT (Follicular Unit Transplant).

Cette découverte et la pression des patients pour une rançon cicatricielle moins importante orientent les praticiens. C’est en 2002 que Bernstein et Rassman décrivent la technique de FUE (Follicular Unit Extraction), avec des micropunchs de 1mm. Le chirurgien doit choisir les meilleurs cheveux, la direction, l’angle et la profondeur, avec un risque important de transsection.

Tous les termes commerciaux (DHI, microgreffe 3D, greffe technique Saphir ….) restent des techniques de FUE classique. L’intérêt de la technique Saphir est d’utiliser un petit instrument précis et fin pour réaliser les fentes dans lesquelles on va glisser les greffons.

greffe de cheveux homme